octobre 2007


J’ai toujours mangé mes émotions. En 3e année du primaire j’avais déjà des kilos à perdre.

J’aime mangé. Je considère que la nourriture est un plaisir de la vie. J’aime cuisiné, c’est la richesse d’un foyer: il n’y a rien comme la sauce à spag a m’man! Il n’y a rien comme un souper entre amis autour d’un bon repas et d’une bonne boutielle.

Alors quand la nourriture fait parti de ta vie comme les émotions, les émotions contrôlent la nourriture. Je suis heureux: j’ai droit à un browni. Je suis malheureuse: j’ai droit à une poutine.

Bien vite le problème de poids de la 3e année du primaire devient le problème de poids de la vie adulte qui devient le problème émotionnelle de mes 26 ans. C’est un comportement ancré au plus profond de moi. Essayez de chasser le naturel et il revient au galop!

J’ai décidé de ne pas chasser le naturel et plutôt de m’en servir. Je tourne ma faiblesse en force et je mange mes émotions de plus belle! Je suis heureuse: j’ai droit à une belle pomme juteuse. Je suis malheureuse: de bonnes petites carottes sucrées.

Résultats depuis 2 mois: 15 livres en moiNS. J’aime ça moi des émotions de même.

On verra jusque où ça va me mener mais au moins, c’est des émotions plus positives même quand elles sont à la base négatives.

Allez-hop, à mes légumes!

Depuis quelques jours, je ne me reconnais plus.  Je n’aime pas comment je me sens. Je n’aime pas le moi que je suis avec les autres.

Je suis impatiente. Tout me tape sur les nerfs. Je répond sèchement quand on me parle. Tout le monde me tape sur les nerfs, j’ai le gout d’être seule et quand je suis seule j’ai le goût d’être avec du monde. Je me sens enragé contre tout et rien.

J’ai un sentiment d’impuissance qui me hante. J’ai une rage qui bouille en moi et qui me donne le goût de crier à m’époumoner. J’ai le goût de changer mon sort mais malgré les actions que j’entreprend, rien ne semble changer. J’ai l’impression d’avancer vers rien, vers un but que je me suis fixé mais qui s’éloigne de moi au fur et à mesure que je fais un pas de plus. Même si je cours, le but ne s’éloigne que plus rapidement.

Tout ceci génère aussi en moi, un grand sentiment d’injustice, un “c’est-pas-juste” monumentale. C’est un sentiment très noir que je déteste profondément.

Je vois les autres “faire leur vie”: avoir des enfants, faire des projets d’achat de maison, de vacances en famille,  des projets de vie. J’ai le sentiment que malgré tout mes efforts, ma vie elle fait du sur-place. J’ai l’impression d’être retenue par une force invisible à la ligne de départ d’une course que je ne saurai pas courrir si un jour le droit de prendre ce départ m’est accordé.

Un sentiment d’injustice profond quand je me sens comme au secondaire, assise sur le banc du gymnase. Je reste assise quand une à une les personnes assises autour de moi se font sélectionner pour les équipes. Le nombre est impair. On doit tirer à pile ou face pour savoir quelle équipe aura le joueur supplémentaire, quel équipe cachera sa déception de m’avoir comme joueur supplémentaire. Combien de fois j’ai pensé que j’aimerais mieux rester sur le banc. Aujourd’hui j’ai l’impression de rester assise sur le banc, de n’être d’aucune équipe. J’aimerais mieux jouer sans être bonne ni même connaître les règlements que de rester assise à regarder le reste du monde participer.

J’ai un grand sentiment d’injustice que personne ne me donne ma chance. De voir que je suis seule assise sur mon banc de gymnase, que personne ne vient me demander de faire parti de son équipe. Même si ce n’est pas pour gagner la parti, juste pour jouer et devenir meilleure un peu.

Je veux un jour être le premier choix, pas celle qui attend sur le banc qu’on nomme son nom parce que tous les autres ont été nommé.

Je commence à être un peu désespéré que ce jour n’arrive enfin…  mais bon, ça c’est l’histoire habituelle.

Mon super plan d’aller à la cage aux sports pour le match du canadien et zieuter le male de St-Hyacinthe…. est tombé à l’eau. Tout le monde qui devait y être avec moi ont annulé…. Finalement je suis rentrer chez moi et j’écoute la game de hockey depuis le confort de mon divan et de mes joggings!

J’ai un papa qui ne supporte aucune trainerie… aucune! Un objet déposé 30 secondes sur le comptoir parce que l’on a les mains pleines est pour lui une trainerie.

Avec les années, je me rends compte que malgré tous nos efforts on hérite des névroses de nos parents. Je suis capable de supporter que certaine chose traine mais il y en a d’autres que je suis incapable. Le toaster doit être la pire de ces choses.

Peut-être parce que c’est la trainerie qu’il m’a le plus dit de ramasser dans ma vie. Dans la seconde où la toast sortait du fameux toaster, il aurait fallu qu’il soit ranger dans l’armoire…

… encore aujourd’hui quand je met du beurre d’arachide sur ma toast, une fois sur deux je m’arrête en plein milieux de mon geste, sert le toaster et entreprend d’étendre du beurre d’arachide sur la 2e moitié de la toast. L’autre moitié du temps, j’ai un besoin très fort de la faire, mais je me retiens… un petit coté rebel surement!

Alors je pense que maintenant, vous pouvez officiellement me cataloguer comme bonne à enfermer!

Avez-vous des fois comme moi l’impression que la vie est comme un jeu dont on a oublié de vous indiquer le but et de vous donner une copie des règlements?

En tout premier lieu, il ne sait même pas encore qu’il m’a inspiré mais je dois quand même le remercier: Y-Man!

Je sais où commencer à zieuter le male St-Hyacintois! (bon je sais le vrai terme est maskoutain mais si je l’utilise, il n’y a personne qui saura de quoi je parle!). J’ai juste à vérifier l’horaire des matchs de hockey et de m’organiser une souper entre amis à la cage aux sports. C’est certain que la densité masculine doit surpasser à cette endroit-là n’importe quelle autre place de la ville.

Je serai plus confortable car ce n’est pas juste un bar. Je serai déjà avec des gens que je connais. Je ne dis pas que je vais aller parler à quelqu’un mais juste m’habituer à soutenir un regard masculin qui croise le mien. On sait jamais! Au pire, j’aurais passé une bonne soirée avec mes amies à prendre un drink!

Je prends le temps de mijoter ça et je vous revient avec la mise en place du plan et les peut-être résultat sur mon attitude.

D’habitude, quand mon moral vacille, je suis capable de me botter le derrière et de retrouver le sourire. Là, je sais pas pourquoi, j’ai l’impression d’être à bout de force et de ne pas être capable de le faire.

Je ne souris même plus…. c’était auparavant ma marque de commerce.

J’ai décidé de regarder la réalité en pleine face et avant de couler j’ai décidé d’aller chercher l’aide qu’il me faut pour retrouver mon sourire…. on verra bien ce que ça va donner.

Je laisse les commentaires ouverts sur ce billet mais je vous averti qu’exceptionnellement, je n’y répondrai pas. Merci de votre compréhension

Comme le disait Gen dans les commentaires de mon post précédent, si ma flamme était étein, je serais sous terre. Puisque je suis entrain de vous écrire, bien ça ne doit pas être le cas. Alors, je dois faire quelques choses  pour attiser ma flamme. Que je n’en vois pas un penser croche là!

J’ai besoin de “dater” ou au moins de rencontrer du nouveau monde.Vraiement….

Mais, là s’ajouter la complication. Je suis dans une nouvelle ville où je ne connais que très peu de monde. Je ne suis pas du type à sortir dans les bars. Je ne trouve pas d’activités offertes par la ville qui s’adressent à des gens de mon âge. Et je ne veux pas me réinscrire sur un site web quelconque. J’ai essayé et l’expérience ne fut pas des plus positive.

 J’ai besoin de vos idées. Qu’est-ce que je peux faire? Il y a des gens du coin qui savent ce qu’il y a à faire dans les environs? Des personnes à rencontrer? N’importe quoi. N’importe qui. Même ceux qui passez habituellement ici en silence. J’ai vraiement besoin de tout le monde….

La confiance en soi, c’est comme une flamme.

Une petite flamme qui nous est donnée à tous. Cette flamme nous donne notre éclat, cette lueur que l’on dégage et qui attire les autres.

Cette flamme doit être nourri pour continuer de nous éclairer à l’intérieur. Elle est alimentée par le regard des autres sur nous, par les compliments, l’amour, la tendresse…  Certes, les vents peuvent essayer de l’éteindre mais une flamme bien alimentée peut faire face à un oragan.

Une flamme qui n’est pas alimentée commencera un jour à diminuer d’intensité. Moins d’attentions seront portées vers cette dernière car elle ne brille plus autant que les autres. Les vents la font vaciller, même une brise devient une menace.

Je crois que ma flamme c’est éteint et je suis maintenant dans le noir.

Je me sens tellement seule….

… seule de n’avoir personne pour me prendre dans ses bras.

… seule de ne pas avoir une épaule sur laquelle pleurer quand ça ne va pas.

… seule de ne pas avoir quelqu’un pour partager les petits bonheurs quotidiens.

… seule de n’avoir personne pour me donner simplement un peu d’affection.

Qu’est-ce qui cloche chez moi? Pourquoi suis-je aussi seule?

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