Il y a dans la vie, un concept que je trouve très important: la considération humaine.
Ça peut vous sembler bizarre mais pour moi c’est fondamentale. C’est en fait pour moi une forme des plus élémentaires de politesses. C’est dire en quelques sortes à un autre être humain qu’il vaut bien 30 secondes de notre vie.
Ça peut être simplement de se retarder de 10 secondes sur notre horaire pour retenir la porte pour une personne qui a les mains chargées.
Ça peut être simplement de saluer une personne dans le corridor, lui faire savoir que l’on avait remarqué sa présence.
Ça peut être simplement de répondre quand une personne s’adresse à nous même si c’est pour lui refuser quelque chose. Elle a pris le temps d’entrer en contact avec nous, il faut prendre le temps de lui répondre.
Ça peut être simplement de prendre quelques instants et penser à ce que l’autre ressent. Ça peut remettre certaines paroles et actions en persective.
Ce sont des gestes tout simple de notre quotidien qui peuvent changer la journée de l’autre. Sans effort de notre part. Sans bousculage à notre horaire. Sans que cela ne coute un sous. Et l’autre a probablement le coeur plus léger.
Vous comprendrez donc que lorsqu’une personne manque de considération envers moi, même sans intention de le faire, je me sens un peu blessée…
…c’est pas beaucoup 30 secondes dans l’espace d’une vie.
La relation avait commencé de façon passionnée. Intense. Ce fut le coup de foudre dès le premier regard. J’en avais toujours rêver mais jamais je n’avais pensé voir mon rêve se réaliser aussi rapidemment.
Le choix n’était pas le plus logique. Mais ce n’est pas ma tête qui avait pris la décision…
Par la suite, la relation est devenue platonique. Les défauts ressortaient et chacun montrait à l’autre ses vrais couleurs. J’ai pourtant investi beaucoup dans la relation pour tenter de réparer ce qui ne fonctionnait plus.
Puis c’est devenu une pure relation de haine. J’ai réalisé qu’il y avait une limite à ce qu’une personne saine d’esprit ai à investir dans ce type de relation. Certes, au début c’était le coup de foudre, mais ce n’était plus le cas. Cette haine vécue au quotidien et les soucis ne valaient plus la joie de sa compagnie. Après une derniere tentative pour tout sauver, la décision était finale: c’est la séparation.
J’ai certe un léger élan de nostalgie ce soir en sachant que ce sont nos derniers moment ensemble. Je me dit cependant que fait place à mieux. Une relation certes moins passionnelle mais avec laquelle le long terme est possible.
Je dois donc dire adieu à ma belle Jetta rouge et faire de la place pour la Yaris bleue.
Seule l’avenir nous dira si le changement de couleur est de bonne augure pour cette nouvelle relation!
Il y a plusieures petites choses qui se contredisent présentement dans ma vie. De petits bonheurs qui se présentent mais il y toujours un petit coté sombre qui ne veut pas me laisser profiter complètement de la joie que cela met dans ma vie.
Par exemple: mon amie Genny se marie au printemps. Je suis sincèrement et extrêmement heureuse pour elle. Mais je sais pertinement que je ne serai pas accompagnée pour y aller. Je m’en veux d’avoir une partie de ma vie qui affecte ce que je ressens pour le bonheur de mon amie.
Il y a aussi tous ceux d’entre-vous qui me laisser traces de vos passages dans ce petit univers qui est mon blogue et qui croyez peut-être plus fort que moi qu’un jour quelqu’un verra au-delà de mes rondeurs pour voir la fille bien qui se cache derrière. Mais que voulez-vous, il y a certain mots, certains événements qui m’ont marqué et qui malgré toute l’énergie que j’y met, me font toujours douter un peu. Malgré tout l’optimisme et la joie de vivre que j’essaie de garder.
Mon moral remonte tranquillement la pente mais il y a une petite partie de moi qui reste mélancolique.
Depuis la mi-octobre, et ce, jusqu’à la fin décembre, j’ai une chambreuse.
L’amie d’une amie d’une amie qui étudie à Montréal mais qui fait un stage dans ma ville de campagne. Je lui loue donc une chambre dans mon fabuleux 5 1/2!.
Jusque là, pas de problème. Elle ne traîne pas, ne fait pas de bruit jusqu’au milieu de la nuit, garde la cuisine et la salle de bain propre et elle est même sympathique.
Elle m’a demandé une semaine ou deux avant d’emménager si cela causerait problème si son chum venait la visité une à deux fois par semaine. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de problème tant qu’il ne devenait pas le 3e coloc et qu’il respectait mon intimité.
Maintenant, à mi-chemin dans notre cohabitation, j’ai un petit problème avec la présence de ce mâle dans mon appartement. Ce qui me titille un peu… bon beaucoup, c’est qu’ils sont cutes ensembles. Ils ne sont pas indécent ou rien, c’est juste qu’ils ont vraiement l’air bien ensemble.
Je reste bien gentille avec eux même si ce détail m’agace beaucoup. La situation n’est que temporaire alors je peux l’endurer pour 4 ou 5 semaines encore.
Mais là ou la pression monte dans ma petite tête c’est lorsque je reviens de travailler. Je rentre et je les vois là, sur MON divan à écouter sagement la télé collé. Un petit bécotage discret vient ponctuer les pauses publicitaires. Le tout dans MON salon devant MA télé….
…c’est con comme sentiment mais c’est comme ça. J’ai le goût de leur dire que c’est pas juste, que c’est à mon tour de vivre ces petits moments de bonheur dans MES affaires. C’est à MON tour.
Mais bon, quatres semaines… je devrais bien survivre jusque là!
… où bien il doit être très courageux.
Demain 9h30, on va trouver un stationnement désert. Pas d’autre voiture. Juste la sienne.
Je sais déjà qu’il y en a qui pense croche…. chassez-moi immédiatement ses pensées impures de l’espace qu’il y a entre vos deux oreilles! Il va m’apprendre à conduire manuelle.
Eh non, ce n’est pas une compétence que je possède. Ce dit beau-frère va user de toute la diplomatie, patience et pédagogie qu’il pourra puiser au plus profond de lui-même pour apprendre à son unique belle-soeur à “peser s’ua clotche” et “shifter de geare“ sans faire exploser la voiture ni froiser quelconque morceau de tôle qui pourrait croiser son chemin.
J’essaie de me motiver à grand renfort de pensées positives ce soir: si un homme peut survivre à une grippe, une femme doit bien être capable de maitriser une transmission!
Souhaitez bonne chance à ce courageux beau-frère!
Il y en a qui sont malades une fois au 5 ans. Une petite grippe et hop! leur quota de maladie est rempli! On passe au suivant.
Il y a les autres qui sont des malades chroniques. Je ne parle pas des hypochondriaques, je parle de ceux qui sont réellement malade. Janvier sonne et la grippe ou le rhume les attaquent immanquables quand c’est pas les deux en même temps. Ils ont beau s’injecter de la vitamine C par intraveineuse, ils seront malades!
Peut-être que c’est la même chose avec le célibat. Il y a ceux et celle qui sont célibataires de façon occasionnelle. Ils et elles vont d’une relation à l’autre facilement avec de brèves interruptions entre celles-ci. Sans être courrailleux, une relation se termine, deux -trois mois de “rebound” et BANG, le hasard fait son joli travail et met la prochaine personne sur leur chemin.
Et naturellement, il y a encore les autres. Ceux qui sont des célibataires chroniques. Des personnes biens, comme les autres mais elles sont abonnées au célibat et à ses symptômes. Rien à faire, c’est comme la vitamine C en overdose et l’echinacée, sans effet!
Ça fesait 1 semaine, 1 semaine et demie que j’avais pas “sauté ma coche” alors je le fais:
Je suis tannée d’avoir la “grippe”!
C’est officiel.
J’ai tenté la négociation. Même un garagiste est venue gerer la tentative. Son diagnostic est le même que le mien: je m’en sors en perdant moins de plumes si je met fin à la relation le plus rapidement possible.
Reste à voir quels seront les termes de ce divorce. Certes je perd beaucoup d’argent mais combien. Je vais rencontrer le concessionnaire pour une évaluation prélimaire. Combien pour la Jetta si je loue une Yaris?
Ça reste à voir mais c’est certain que la décision est définitive.
Comme le disait une de mes collègues de travail: “C’est pas une Jetta c’est une Jette-La!”
Ça fait quelques mois que j’y pense. Plusieures petits incidents m’ont poussé à la réflexion. Elle a eu plusieures chances de se rattraper. La dernière fois, je l’avais sérieusement mise en garde… elle avait eu sa dernière chance. Je ne pouvais plus continuer à investir autant dans la relation.
Certes nous avons eu nos beaux moments ensembles mais le stress qu’elle m’occasionne ne s’équilibre plus avec le bonheur de sa compagnie.
Ce soir, elle vient de signer l’acte de séparation…
le frein à main est brisé et selon le diagnostic préliminaire, les dommages pourraient être encore plus étendu. C’est presque certain que je vend ma Jetta. Je prend le temps encore pour quelques jours d’évaluer toutes les options qui s’offre à moi mais cette voiture m’a couté un prix ricidulement cher en réparation!
Si vous chercher une voiture, j’en ai une à vendre!
On a tous notre petite routine. Certains sont certes plus flexibles que d’autres. Il y a nos petites habitudes secrètent qui sortent que lorsque l’on est à la maison dans le confort de notre foyer, dans notre intimité.
Cette routine évolue avec la vie. Certaines habitudes sont plus ancrées que d’autres, plus essentielles à notre “bien-être” quotidien. Il y en a que l’on ne dévoilerait pas, que l’on aurait peur d’admettre sous peine d’être jugée. On se pense les seuls avec cette petite habitude bizarre.
Dernièrement, je remarque plus ces petites manies de mon quotidien. J’ai l’impression de les voir prendre de plus en plus de place dans mon intimité, dans ma vie dans mon appartement. J’ai l’impression qu’elles sont plus ancrées, incrustées en moi depuis que j’ai recommencé à vivre seule. Je sais que le temps n’améliorera pas les choses si je suis le moindrement comme mes parents!
La peur (et oui, encore elle!) me trotte dans la tête. La peur de voir ses habitudes tellement partie prenante de ma vie que je ne serais pas capable de partager mon intimité. J’ai peur de ne plus avoir de flexibilité et de ne pouvoir faire de place à du changement si jamais je rencontre un jour quelqu’un.
J’ai le sentiment de devenir vieille fille. Réellement! Épeuremment(si le mot existe…) et je réalise aussi que je ne saurais comment partager cette intimité sans la sentir violer car je n’ai jamais eu à la faire. Depuis que j’ai 8 ans que je n’ai eu à partager ma chambre avec une autre personne. Ma chambre est mon sanctuaire où je ne laisse pas le monde entrer. Comment pourrais-je la partager un jour avec quelqu’un. Pourtant, j’ai tellement besoin de le faire…
Comment une chose que l’on désire temps peut-elle nous faire si peur?
Étant de la génération Passe-Partout, c’est le nom que l’on donnait à mon grand-père. Il avait la même couronne de cheveux blanc avec la moustache et les gros sourcil.
Il était un bon vivant. Il aimait la bonne bouffe, réparer son “ski-doo dans la shop” et lire son journal. Il n’y avait pas un sujet à aborder sans qu’il n’ai quelques choses à argumenter!
Aujourd’hui, c’est à peine s’il peut répondre à une question qui lui est posée. Il n’a plus aucune autonomie, il requert des soins constants. Il est maintenant dans une centre où il y a des infirmières 24 heures sur 24. Il ne reconnait plus ma soeur et un de mes oncles. L’alzeimer fait des ravages.
Je suis allé le voir samedi et dimanche. Dimanche matin, je ne suis resté dans la chambre que 5 minutes. Je me suis mise à pleurer et j’ai du sortir. Je ne veux pas qu’il voit que je pleure car ça le fait pleurer lui aussi lorsqu’il est lucide. L’homme qui a le lit à coté du sien n’a jamais de visiteur et râle à fendre l’âme. Le coeur m’arrache à chaque fois.
Les infirmières et les préposées sont des anges. Elles traitent les patients avec respect et sont d’une patience exemplaire. Je les remercie de prendre soin de mon grand-père ainsi.
Même si je ne peux pas te visiter aussi souvent que je le voudrais, sache grand-papa que je t’aime et que je pense à toi…