Décidemment, je ne comprends pas les gars!

Après avoir été distant avec moi, cette semaine il était colleux! Je ne m’en plaint aucument….

À mon arrivée au sommet de la montagne, il est là et il discute avec d’autres patrouilleurs. J’ai le droit à mes habituels becs sur les joues mais aussi à une main qui s’attarde quelque peu sur mon épaule. Le répartiteur dont je dois prendre la relève à quelques tâches à terminer, j’ai donc une dizaine de minutes où je peux jaser avec le monde présent. Je jase donc avec mon beau Élois. 

Il avait eu besoin d’un service la semaine précédente. Nous étions plusieurs à lui avoir proposer notre aide. Naturellement, je fesais parti du lot. Cependant, il était beaucoup moins avantageux d’accepter mon aide que celle d’une autre personne. Il accepta donc une autre offre que la mienne. Cette semaine, pendant la courte conversation, alors qu’il était assis à coté de moi, il me remercie pour l’aide offerte. Ce fesant, il me regarde droit dans les yeux et sa main remonte tranquillement de mon genou jusqu’à ma cuisse et s’y arrête une ou deux secondes. L’effet est électrique.

Tous les patrouilleurs ont un carnet. Ils y trouvent divers info, pages blanches pour prendre des notes, etc… Quand Élois est devenu patrouilleurs, il ne restait malheureusement de carnet de disponible. J’en ai un. Je ne l’utilise pas, étant toujours à mon poste au sommet de la montagne. C’est là que je repuise pour une deuxième fois dans mes réserves de courage. Je lui fais signe de venir me voir à mon bureau. Heureusement, il n’y a pas trop de monde près de nous. Je lui dit donc que je lui donne mon carnet de patrouille. Il a l’air quelque peu étonné. J’ouvre la carnet à une page blanche et j’y inscrit mon numéro de téléphone. Il me demande pourquoi je lui donne avec un petit sourire en coin. Je lui dit que je le lui donne parce que je veux qu’il l’utilise.

Durant le reste de la soirée, il passe beaucoup plus de temps au sommet. On a réellement l’occassion de discuter. Le sujet arrive sur le plein air. Je lui dit que j’aime beaucoup faire du camping et que j’ai comme projet d’ici deux ou trois ans d’aller faire du camping aux îles Mingan. Il me demande pourquoi je n’y vais pas plus tôt. Je lui explique que je n’ai pas tout l’équipement requis. J’utilise actuellement les articles de camping à mes parents et ils sont trop lourds et volumineux pour ce type d’expédition. J’apprend donc qu’il est lui-même adepte de camping et à même déjà travailler dans une boutique spécialisée. Il me propose de m’aider si je décide à m’acheter mon propre équipement! Disons que l’achat d’une nouvelle tente et d’un nouveau sac de couchage font donc parti de mes projets à court terme ;-)

À la fin de la soirée, j’arrive toujours un peu avant les patrouilleurs au local. J’aide donc le préposé à ranger les radios et à effectuer d’autres tâches. Élois arrive parmis les derniers. Il a déjà enlevé son équipements de ski et s’apprête à partir. Je suis entrain de démêler une attache pour planche dorsale. C’est une giganteste attache avec plein de bout de velcro. Il m’aide donc un peu car c’est pas évident à faire seul. Lorsque je suis en mesure de me débrouiller seule, il dit bonsoir et sort. Je suis encore en train de replier l’attache de velcro et je ne peux donc pas quitter en même temps. Schnout!

Finalement, je le croise qui déneige sa voiture. Un autre patrouilleur s’arrête et lui parle un peu. Je lui dit salut et fait signe de la main. Il fait de même et continue à parler à l’autre patrouilleur pour quelques instants. Il finit par embarquer dans sa voiture au moment où je finis de déneiger la mienne. Je sors donc en arrière de lui du stationnement.

Je regarde sa voiture s’éloigner alors que je dois prendre un virage et qu’il doit continuer tout droit. Je me dit que j’aurais pu faire plus. Bah, je vais continuer d’accumuler du courage pour la semaine prochaine. Au moins, j’ai réussi à lui donner mon numéro de téléphone. J’espère qu’il m’appellera…

…j’espère fort fort fort qu’il appellera!